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mercredi, août 10, 2022

réélu en Paca, Renaud Muselier promet un « espace d’expression » à la gauche

« Cette campagne, ça a été deux mois d’enfer ! Un chemin de croix. » C’est peu dire que Renaud Muselier est soulagé. Il est un peu plus de 21 heures dans son quartier général de campagne et la liesse prédomine. Le sortant les Républicains est réélu à la tête de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec une confortable avance – il est crédité d’environ 57,3 % contre 42,7 % pour son adversaire investi par le Rassemblement national, Thierry Mariani.

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Malgré une participation toujours faible – 64 % d’abstention – ce médecin de 62 ans est conforté dans son fauteuil pour six ans. « Il y a trois semaines, on n’était vraiment pas certains d’obtenir un tel résultat », sourit un militant, Guy, qui embrasse chaleureusement son épouse. Comme lui, Frédérique, qui s’est engagée auprès de Renaud Muselier, ne cache pas qu’elle a « eu des doutes. » Le soulagement est d’autant plus perceptible que la campagne du sortant avait très mal démarré.

Son entrée en lice avec des membres de la majorité présidentielle a irrité le flanc droit de son électorat et lui a sans doute fait perdre de précieuses voix au premier tour, notamment au sein de la Droite Populaire dont est issu Thierry Mariani. « Dès que vous sortez de votre ligne, vous êtes un traître et moi je suis sorti de ma ligne et j’ai ouvert les bras ! », répond Renaud Muselier.

« Notre liste a été battue par tout un système coalisé »

Chez Thierry Mariani, transfuge de LR investi par le Rassemblement national, de très rares militants sont rassemblés dans un centre des congrès marseillais. Leur candidat tarde à prendre la parole et ses sympathisants font grise mine : « Notre liste a été battue par tout un système coalisé », lâche-t-il le visage fermé. Il dénonce une élection « parfois au mépris des règles de la démocratie ».

Renaud Muselier en revanche se dit heureux que sa région – dont la population a été « scrutée, décortiquée, analysée » – ne devienne pas le « laboratoire » de l’extrême droite : « On nous promettait un destin de cobayes, on a décidé d’être une région libre ».

Dans son discours de victoire, le sortant a martelé : « Nous avons pris notre destin en main, hors des appareils politiques ». Il a salué le retrait de la liste d’union des écologistes et de la gauche qui s’est retirée pour permettre un front républicain. « Cette victoire est celle de toutes celles et tous ceux qui sont allés voter au-delà de leur appartenance », a-t-il entamé avant de remercier Jean-Laurent Félizia (EELV) et ses électeurs.

Une victoire qui l’honore autant qu’elle l’oblige

À ces forces politiques qui ne seront pas présentes dans l’hémicycle mais « qui ont décidé de faire cause commune contre le RN », il promet un « un espace d’expression, de réflexion et d’action » avec la création d’un « comité représentatif du Rassemblement écologique et social ». Une instance qui permettra à une vingtaine de membres issus des listes du Rassemblement écologique et social (EELV, PS, PC, Génération.s…) de se réunir avant chaque Assemblée plénière et d’élaborer des délibérations, vœux ou motions qui seront ensuite portés en séance par un élu de la majorité.

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« C’est un engagement formel, sur l’honneur », a affirmé Renaud Muselier. Rappelant que cette victoire « dans un esprit de large rassemblement » l’honorait autant qu’elle l’obligeait.

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