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dimanche, mai 29, 2022

qui sont les 20 accusés ?

La justice française s’apprête à juger les 20 accusés dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 131 morts et 350 blessés. Les juges d’instruction du pôle antiterroriste ont renvoyé 20 personnes devant la cour d’assises spéciale, dont le Franco-Belge Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont frappé les abords du Stade de France, les terrasses et le Bataclan. Les suspects seront jugés durant les huit mois du procès, qui doit débuter le 8 septembre 2021.

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Quatorze d’entre eux sont aux mains de la justice française ou belge, et seront présents au procès. Onze sont placés en détention provisoire, les trois autres sont sous contrôle judiciaire. Enfin, les six autres accusés, absents, sont jugés par défaut. Cinq d’entre eux sont présumés morts.

► 14 accusés présents

Salah Abdeslam. L’unique survivant des commandos est notamment jugé pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Il est accusé d’avoir déposé les trois kamikazes au Stade de France. Il disposait lui aussi d’une ceinture explosive qu’il n’a pas activée ou qui ne s’est pas activée, pour des raisons encore inconnues. Incarcéré en France depuis plus de 5 ans, il est resté mutique devant les juges.

Né le 15 septembre 1989 en Belgique, Salah Abdeslam a déjà été jugé à Bruxelles en 2018 pour avoir tiré sur des policiers quelques jours avant son interpellation, en mars 2016. Il a été condamné à 20 ans de prison. Après le procès du 13 novembre, il doit être à nouveau jugé en Belgique pour le double attentat qui a fait 32 morts en mars 2016 à l’aéroport et dans un métro de Bruxelles.

Mohamed Abrini. Membre, comme son ami d’enfance Salah Abdeslam, de la cellule djihadiste franco-belge, Mohamed Abrini, né le 27 décembre 1984, est jugé pour avoir accompagné en région parisienne les commandos du 13 novembre et pour avoir participé au financement et à la fourniture des armes. Arrêté en Belgique en même temps que Salah Abdeslam en avril 2016, il était détenu là-bas jusqu’à son transfert, début juillet en France en vue du procès. Il doit également être jugé pour le double attentat de mars 2016, à Bruxelles.

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Mohammed Amri. Né le 7 août 1988, il a lui même reconnu être allé chercher Salah Abdeslam en voiture dans la nuit des attentats pour le ramener en Belgique. Il a été extradé en France en juillet 2016 depuis la Belgique, où il a été arrêté au lendemain des attentats.

Yassine Atar. Âgé de 35 ans, il est le frère d’Oussama Atar (voir plus bas), un vétéran du djihad soupçonné d’avoir coordonné les attaques du 13 novembre depuis la Syrie et qui n’a jamais été interpellé. Yassine Atar est soupçonné d’avoir eu entre ses mains la clé donnant accès à une planque, près de Bruxelles où s’est réfugié Salah Abdeslam en revenant de Paris après les attentats. C’est aussi dans cette cachette qu’ont été fabriquées les ceintures d’explosifs utilisées lors de la soirée du 13 novembre.

Hamza Attou. Né le 4 mai 1994, il est accusé d’avoir, avec Mohammed Amri, ramené Salah Abdeslam de Paris. Arrêté dans la commune de Molenbeek le 14 novembre 2015, il a été incarcéré en Belgique, avant d’être transféré en juin 2016 en France. Il a été remis en liberté en mai 2018 et est placé sous contrôle judiciaire.

Sofien Ayari. Compagnon de cavale de Salah Abdeslam et membre de la cellule djihadiste franco-belge, ce Tunisien né le 9 août 1993 a été arrêté avec Salah Abdeslam le 18 mars 2016. Membre de l’organisation terroriste Daech, il a rejoint la Syrie à la fin de l’année 2014, avant de revenir en Europe en 2015. Jugé en Belgique, il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir tiré sur un policier. Son ADN a par ailleurs été retrouvé dans plusieurs cachettes ayant servi à la préparation des attentats du 13 novembre.

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Ali El Haddad Asufi. À 37 ans, il est accusé d’avoir participé à la fourniture d’armes et d’avoir été en contact récurrent avec les membres de la cellule djihadiste franco-belge. Arrêté en juin 2016 en Belgique, où il est également suspecté dans l’enquête sur les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, il a été remis à la France en juin 2019, où il est incarcéré depuis.

Mohammed Bakkali. Ce Belge de 34 ansest considéré comme l’un des logisticiens clé du commando des attentats du 13 novembre et est notamment accusé d’avoir loué des voitures en vue des attaques. Détenu en France depuis 2018, il a déjà été condamné à 25 ans de prison en décembre 2020 pour avoir été le chauffeur du tireur de l’attentat déjoué par des passagers du train Thalys, en août 2015.

Abdellah Chouaa. Âgé de 40 ans, il serait un ami d’enfance de Salah Abdeslam. Interpellé le 25 novembre 2015 en Belgique, où il résidait, il a été mis en examen en France pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et pour complicité des crimes commis lors des attentats de Paris en novembre. Il est soupçonné d’avoir apporté un soutien logistique à la cellule ayant préparé les attentats. En attendant d’être jugé, il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

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Adel Haddadi. Né le 17 juillet 1987 en Algérie, il a été interpellé en décembre 2015 dans un foyer de migrants en Autriche. Recruté par Daech lors de son séjour en Syrie en même temps que les deux frères irakiens qui ont actionné leurs ceintures d’explosifs aux abords du Stade de France, il tente avec eux de rejoindre l’Europe par la route des migrants. Leurs parcours se séparent en Grèce : alors qu’ils filent vers la Belgique et la France, lui est interpellé pour détention de faux passeports. Adel Haddadi est détenu en France depuis juin 2016.

Farid Kharkhach. Membre présumé de Daech, cet homme de 39 ans est détenu en France depuis juin 2017. Soupçonné d’être l’un des hommes clé de la logistique des attentats, il est notamment accusé d’avoir fourni des faux papiers à la cellule franco-belge.

Osama Krayem. Cet homme âgé de 29 ans est soupçonné d’être l’un des principaux protagonistes de la cellule à l’origine des attaques de novembre 2015. Son ADN a été retrouvé dans plusieurs planques belges, notamment celle qui a servi d’atelier pour fabriquer des ceintures explosives utilisées à Paris. Il a été arrêté le 8 avril 2016 dans la banlieue bruxelloise, quelques jours après l’attaque de Bruxelles où il est également accusé d’en être à l’origine. Né en Suède, il rejoint la Syrie fin 2014 puis regagne l’Europe. Détenu en Belgique, il sera transféré en France à l’occasion du procès.

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Ali Oulkadi. Né en juillet 1984, il est accusé d’avoir aidé Salah Abdeslam à se cacher lors de son arrivée à Bruxelles au lendemain des attentats, le 14 novembre 2015. Interpellé une semaine plus tard en Belgique, il a été incarcéré en France. Remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin 2018, il a été autorisé à regagner la capitale belge où il résidait avant son arrestation.

Muhammad Usman. À 29 ans, est accusé d’avoir pris la route des migrants accompagné d’Adel Haddadi et de deux des kamikazes du stade de France. Membre de Daech, il devait, selon les enquêteurs, participer aux attentats du 13 novembre.

► 6 accusés absents

Ahmad Alkhald. Il est considéré comme le seul acteur majeur des commandos du 13 novembre encore en fuite. Sous ce nom d’emprunt se cache Omar Darif, syrien à la date de naissance inconnue. Pour les enquêteurs, il est l’un des principaux artificiers de Daech. Son ADN a été retrouvé sur des ceintures d’explosifs utilisées à Paris, et dans diverses planques belges des commandos. Arrivé en Europe en septembre 2015, il repart en Syrie deux semaines avant les attentats, d’où il continue de conseiller les acteurs du commando.

Oussama Atar. Né le4 mai 1984 en Belgique, il est un vétéran du djihad. Il est considéré comme le « cerveau » des attentats du 13 novembre et comme l’un des responsables de la branche de renseignement de l’organisation État islamique. Il n’a jamais été interpellé et aurait été tué par une frappe de la coalition en zone irako-syrienne, au mois de novembre 2017.

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Fabien et Jean-Michel Clain. Les deux frères toulousains, figures du djihad français, auraient été tués en février 2019 dans une frappe aérienne en Syrie. Leurs voix ont été identifiées dans le message audio de Daech revendiquant les attentats, diffusée le 14 novembre 2015. Fabien Clain est celui qui lit le message, Jean-Michel y psalmodie des chants religieux.

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Ahmed Dahmani. Ce Belgo-Marocain de 32 ans originaire de Molenbeek est soupçonné d’être un logisticien de la cellule djihadiste ayant préparé les attentats. Il s’est enfui en Turquie le lendemain, le 14 novembre 2015. Il y a été arrêté, puis condamné en 2016 à 10 ans de prison. Aucun accord n’a été trouvé avec la Turquie afin qu’il puisse comparaître en France.

Obeida Aref Dibo. Il aurait occupé de hautes fonctions au sein de Daech et est soupçonné d’avoir joué un rôle important dans l’organisation des attentats du 13 novembre. Il serait mort dans un bombardement en février 2016, en Syrie.

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