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samedi, août 13, 2022

en Bretagne, Loïg Chesnais-Girard doit gonfler sa majorité

« Au boulot. » En deux mots et une photo, assis à son bureau de président, Loïg Chesnais-Girard montre dans un tweet matinal, lundi 28 juin, qu’il reste aux manettes du conseil régional de Bretagne. Sorti vainqueur du second tour avec 29,84 % des voix, le socialiste progresse de près de 10 points par rapport au premier tour. Toutefois, n’atteignant pas un tiers des suffrages exprimés, il n’obtient pas la majorité absolue. Selon le mode de scrutin régional, la prime majoritaire ne représente en effet qu’un quart des sièges de la collectivité.

Plus jeune président de région, à 44 ans, Loïg Chesnais-Girard n’affiche pas d’inquiétude sur le « troisième tour » qui se jouera pour l’élection de l’exécutif, vendredi 2 juillet, lors de la première réunion des conseillers régionaux. « J’ai 40 sièges dans cet hémicycle (sur les 83 de l’assemblée). À moins d’une grande coalition un peu baroque, j’ai une majorité solide pour travailler », a-t-il assuré lundi 28 sur France Bleu Armorique.

Officiellement, le président sortant n’a pas tendu la main à ses concurrents du second tour. En bon social-démocrate, il se définit comme « un homme de compromis » : « Grâce à la proportionnelle, tout le monde se retrouve dans l’hémicycle. On va pouvoir travailler et la gauche va pouvoir échanger, discuter. Le mandat est long, nous verrons comment nous pouvons avancer ensemble. » Une certitude :ce ne sera pas avec la candidate LR Isabelle Le Callennec, arrivée deuxième (21,98 %) et qui veut être dans une « opposition constructive ».

La fin de l’ère Le Drian

S’il veut administrer sereinement la région, Loïg Chesnais-Girard devra néanmoins « débaucher » quelques élus. Deux options s’offrent à lui, soit du côté d’Europe Écologie-Les Verts, soit du côté de La République en marche, deux mouvements avec lesquels il a refusé de sceller des alliances dans l’entre-deux-tours, préférant une fusion surprise avec l’ancien maire « antipesticides » de Langouët, Daniel Cueff (6,52 % au premier tour).

En raison de la personnalité de ce dernier et du score réalisé par EELV, l’écologie est la deuxième gagnante du scrutin breton. Avec 20,22 % , la « néorurale » Claire Desmares-Poirrier effectue en effet une progression de 50 000 voix entre les 20 et 27 juin, et fait rentrer les écologistes dans l’hémicycle alors qu’ils n’avaient pas pu se maintenir en 2015.

Les questions environnementales pourraient ainsi être au cœur des tractations. À moins que Loïg Chesnais-Girard ne choisisse de reconstituer l’ancienne majorité de Jean-Yves Le Drian en 2015, en se rapprochant de Thierry Burlot. Soutenu par LREM, cet ancien socialiste et ancien vice-président du conseil régional ne recueille que 14,75 % et n’est pas réélu dans les Côtes-d’Armor, où il figurait en cinquième position. Tout comme le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, lui aussi battu dans le Finistère, où il était en troisième position. Des revers qui sonnent la fin de l’ère Le Drian en Bretagne.

→ Les résultats de la région Bretagne

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