©Copyright » Politique de confidentialité » ✆Contacts

jeudi, juin 30, 2022

la droite et le Rassemblement national interpellent l’exécutif

Plusieurs responsables politiques ont fustigé l’action de l’État, interrogeant sur la présence dans le pays de l’auteur présumé des faits.

C’est un nouveau drame qui survient au cœur de l’été. Ce lundi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a fait part de l’assassinat d’un prêtre en Vendée. L’auteur serait l’homme d’origine rwandaise qui avait incendié la cathédrale de Nantes en 2020. Avant de se rendre sur place, Gérald Darmanin a assuré son «soutien aux catholiques de notre pays». Dans la foulée, de nombreuses figures de la droite et du Rassemblement national ont exprimé leur colère.

À VOIR AUSSI – Vendée : un homme se dénonce après l’assassinat d’un prêtre

Ils se disent «bouleversés». En quelques minutes, les messages de soutien émanant de la classe politique ont envahi les réseaux sociaux. «L’heure est au recueillement et à l’unité après ce terrible drame», a ainsi assuré le secrétaire d’État Laurent Pietraszewski. «Mes pensées accompagnent les catholiques, encore une fois frappés au cœur», a abondé sa collègue du gouvernement, Nathalie Élimas.

«Epouvantable échec de l’Etat»

Une émotion partagée par les élus de gauche. L’ancien premier ministre Manuel Valls a évoqué un événement «terrible et incompréhensible», adressant «toutes (s)es pensées pour les proches du père Olivier Maire et aux catholiques français.» Le secrétaire national des Verts, Julien Bayou, a de son côté exprimé ses «pensées émues» face à une «terrible nouvelle». Quant au Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, il a rendu «hommage au père Olivier Maire qui aurait sans doute détesté que son assassinat nourrisse la polémique». «Condamnation totale du criminel qui a porté la main sur l’homme qui lui offrait son hospitalité. (…) Un juste est mort», a-t-il ajouté.

À droite, bien que l’émoi soit unanime, le ton était plutôt à l’interpellation de l’exécutif. «Mais que faisait-il encore sur le sol français ? (…) Un clandestin qui viole la loi devrait immédiatement être expulsé et ne jamais pouvoir revenir en France», s’est emporté le député Les Républicains (LR) Éric Ciotti, fustigeant le «laxisme de ce pouvoir et de son prédécesseur socialiste». «Comment les autorités administratives et judiciaires ont-elles pu le laisser libre de ses mouvements sur le territoire national ? Épouvantable échec de l’État», a complété l’élu LR Guillaume Larrivé.

Sénateur LR de la Vendée – lieu du drame -, Bruno Retailleau a tenu à rendre un hommage personnel au prêtre qu’il «connaissait bien». «Sa mort témoigne de la bonté de ce prêtre (…) dont j’avais pu apprécier la profondeur de la foi. Sa mort est une grande perte», a déclaré l’élu. Avant d’interroger : «Celui-ci était le sans papiers qui avait incendié la cathédrale de Nantes. Mais que faisait encore cet individu en France ?»

Candidat déclaré à l’élection présidentielle, Xavier Bertrand (ex-LR) a quant à lui fait part de son «effroi» après un assassinat qui «frappe au cœur les catholiques à quelques jours de l’Assomption et l’ensemble de la communauté nationale unie face à cette épreuve.» En lice pour la primaire de la droite, la Francilienne (ex-LR) Valérie Pécresse s’est elle aussi dite «bouleversée». Tout en interrogeant l’État sur «l’auteur du meurtre (…) qui aurait dû avoir quitté le territoire depuis 2019.» «Par quelle cascade de défaillances en est-on arrivé à ce drame ?», a-t-elle questionné. Potentiel candidat à la primaire, Michel Barnier a assuré partager «l’émotion et la colère», estimant que «ce drame aurait pu être évité».

«Faillite complète»

Au parti à la flamme, les principaux cadres ont rapidement pris pour cible l’action de l’État. Le porte-parole du Rassemblement national, Jordan Bardella, a ainsi appelé Gérald Darmanin à «expliquer sans délai comment un clandestin visé par une obligation de quitter le territoire a pu incendier la cathédrale de Nantes et se promener en Vendée quelques mois plus tard pour assassiner un prêtre.» «En France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre», a renchéri la présidente du parti, Marine Le Pen. «Ce qui se passe dans notre pays est d’une gravité sans précédent : c’est la faillite complète de l’État et de Gérald Darmanin», a-t-elle poursuivi.

La sortie de la candidate déclarée pour 2022 lui a d’ailleurs valu la réaction immédiate du ministre de l’Intérieur. Sur Twitter, le membre du gouvernement a condamné une «indignité», accusant Marine Le Pen de créer une «polémique sans connaître les faits» plutôt que de «dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier». «Cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé», a assuré Gérald Darmanin.

Parmi les autres candidats à l’échéance ultime, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan s’est dit «profondément ému par l’assassinat barbare de ce prêtre qui, avec bonté et miséricorde, avait recueilli chez lui le déséquilibré qui lui a ôté la vie.» «Cet acte indigne peut nous interroger légitimement sur nos procédures d’expulsion rendues impossibles sous contrôle judiciaire», a ajouté le député. «Le clandestin qui avait incendié la cathédrale de Nantes en 2020 n’avait donc pas été viré de France ! (…) Notre pays est trahi par sa caste dirigeante comme jamais !», a aussi martelé Florian Philippot (Les Patriotes).

Autres articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici