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mercredi, août 10, 2022

Le petit guide philosophique pour réussir son été, par Michel Onfray

GRAND ENTRETIEN – Malmenés par la pandémie de Covid-19 qui n’en finit pas, les Français ont repris le chemin des vacances avec le désir de revivre et de retrouver un peu de légèreté. Ce qui n’est pas incompatible avec la recherche de sens ou d’élévation, comme l’explique le philosophe. Propos recueillis par Jean-René Van der Plaetsen.

C’est le retour des grandes vacances après de longs mois vécus sous l’emprise du Covid. Quelles sont les priorités selon vous? Ne rien faire, relire les classiques, retisser des liens avec ses proches, prendre du bon temps puisque celui-ci nous est compté? Autre chose encore?

En philosophie, comme partout ailleurs, je suis nominaliste, c’est-à-dire que je n’essentialise rien, ce qui est à rebours de l’institution philosophante qui ne vit que de ça. Donc, je n’essentialise pas les vacances. Les vacances de ma mère, qui est femme de ménage retraitée, de mon petit frère, qui va bientôt avoir 60 ans et qui travaille à l’entretien mécanique du matériel dans une carrière, de ma belle-sœur, qui est cantinière, ne sont évidemment pas les mêmes, ni semblables aux miennes. Elles n’obéissent pas aux mêmes nécessités physiques, psychologiques, spirituelles, économiques.

Pour peu qu’on soit en bonne santé, la retraite est une longue vacance. Celle d’un travailleur manuel qui peine à l’ouvrage, le cas

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