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mercredi, août 10, 2022

Valérie Pécresse annonce sa candidature

La préparation de l’élection présidentielle s’accélère à droite : Valérie Pécresse a déclaré sa candidature « pour restaurer la fierté française » et « remettre le pays en ordre », jeudi 22 juillet, dans un entretien au Figaro. « En 2022, la France doit prendre un nouveau départ. Cet été, je parcourrai le pays à la rencontre des Français pour enrichir mon projet », expose-t-elle.

Valérie Pécresse est la deuxième personnalité de droite à officiellement se lancer, après Xavier Bertrand. L’un et l’autre ont un point commun : ils ont démissionné de LR, respectivement en juin 2019 et en décembre 2017.

Conséquence de l’accord sur la primaire

Cette entrée en scène intervient après la rencontre organisée mardi 20 juillet entre plusieurs présidentiables de droite, dont elle-même. Les participants s’étaient mis d’accord sur la formule d’une primaire « ouverte à l’ensemble des militants et sympathisants de la droite ». Le processus étant lancé, les candidats à la candidature pouvaient se déclarer. « Le match n’a pas commencé car il n’y a actuellement qu’un seul joueur, Xavier Bertrand : tout changera quand les autres entreront sur le terrain », décryptait alors un proche de Valérie Pécresse. On y est.

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« Je me présenterai en femme libre », avance la désormais candidate, tout en insistant sur un « devoir d’unité et de jouer collectif », de « rassembler » afin que sa famille politique n’ait qu’« un seul candidat » à la présidentielle. Avant de conclure : « Je n’ai pas peur de la primaire. » Reste une difficulté que le vainqueur de la primaire devra encore surmonter : le refus de Xavier Bertrand d’y participer.

Renouveau de la politique familiale

Sans surprise, la présidente du conseil régional d’Île-de-France évoque longuement dans son entretien de déclaration de candidature les questions régaliennes. Si certaines mesures sont consensuelles à droite, comme l’instauration des quotas d’immigration votés chaque année par le Parlement, d’autres sont davantage controversées voire difficiles à mettre en œuvre. C’est le cas de la systématisation des tests osseux afin de déterminer l’âge réel des mineurs isolés étrangers, ou de l’obligation de déposer les demandes d’asile « dans nos ambassades ou à la frontière ».

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Valérie Pécresse insiste également sur les questions éducatives. « On ne peut rien apprendre dans le désordre (…) Les élèves les plus perturbateurs exclus définitivement d’un établissement doivent être accueillis dans des structures à encadrement renforcé », promet-elle. L’ancienne ministre propose en outre l’introduction d’« un examen à l’entrée de la 6e avec des classes de rattrapage pour tous ceux qui sont en échec », ainsi que la création d’« établissements d’excellence dans les quartiers populaires et les territoires ruraux, avec des pédagogies innovantes et l’autonomie de recrutement des professeurs ».

Autre thématique : « un renouveau de la politique familiale, basée sur l’universalité », c’est-à-dire sans condition de revenu.

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