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vendredi, août 12, 2022

La crise sanitaire a à peine freiné l’activité de la police des polices en 2020

1 101 enquêtes judiciaires. Après une année 2019 record, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a retrouvé l’an passé un niveau d’activité comparable aux années précédentes, selon le rapport annuel publié ce mardi 20 juillet. Ce niveau « reste élevé pour une année marquée par les confinements », a souligné Brigitte Julien, la directrice de l’IGPN, en présentant le document. Ses saisines représentent « les affaires les plus graves, qui constituent 10 % des affaires mettant en cause des policiers », a-t-elle précisé.

Les signalements d’usager en hausse

Mise en place depuis 2013, la plateforme de signalement de l’IGPN a été particulièrement sollicitée. En 2020, 5 420 signalements en ligne ont été recensés. Soit une hausse de 13 % par rapport à 2019, où la rupture entre police et population s’était fait fortement ressentir. Elle en comptait en moyenne 3 500 par an avant 2019. Sur l’ensemble de ces signalements, 80 % sont jugés recevables, une statistique « plutôt encourageante » pour Brigitte Julien.

Le Covid-19 et son lot de nouvelles restrictions jouent certainement un rôle dans cette hausse. En effet, le rapport relève que 10 % des signalements sont directement liés au contexte sanitaire, avec en particulier la contestation des verbalisations : elles représentent 509 signalements en 2020, contre 298 l’an passé, soit une hausse de 70 %.

Dans ce contexte de restriction des déplacements et de limitation des rassemblements, les signalements faisant état d’un usage excessif de la force ne connaissent qu’une légère baisse. Comptabilisés à 1 252 en 2019, ils sont au nombre de 1 152 en 2020.

L’usage des armes à un niveau stable

Alors que le nombre de manifestations a été nettement moins élevé en 2020 que lors des deux années précédentes, toutes deux marquées par le mouvement des « gilets jaunes », les chiffres d’utilisation du lanceur de balle de défense (LBD) apparaissent logiquement en nette baisse. Tout en restant à un niveau élevé : près de 3 000 agents ont rapporté l’avoir employé, pour 7 200 munitions utilisées (en 2018, on recensait 4 000 usages et 19 000 munitions).

→ EXPLICATION. Faut-il réformer l’IGPN, la « police des polices » ?

Le rapport précise qu’il est « difficile d’apporter une explication univoque à ces chiffres ». Si depuis 2012, les policiers sont tenus de rendre compte de chaque utilisation d’arme, le contexte de l’intervention n’y est pas mentionné. Une absence dont pourrait résulter une sous-évaluation des données, souligne le rapport.

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