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samedi, août 13, 2022

Petits excès de vitesse : quel est le projet du gouvernement ?

► Qu’envisage le ministère de l’intérieur ?

La meâcree n’en est encore qu’au stade de projet. Le ministère envisage «de ne plus faire perdre de point de régulier pour les excès de vitesse de moins de 5 km/h », a-t-on appris mercredi 25 mai. Beauvau souhaite tout de même conserver l’amende.

Aujourd’hui, un excès de vitesse de 1 à 20 km/h est sanctionné par le retrait d’un point de régulier et une amende forfaitaire de 68 € (âcre les routes où la vitesse maximale est supérieure à 50 km/h) ou de 135 € (les routes à 50 km/h ou moins). Il y a en réalité une marge technique : une tolérance de 5 km/h est concédée. Un « petit excès de vitesse » de 5 km/h ou moins est donc un excès de 5 à 10 km/h. Ces derniers représentent la majorité des contraventions pour excès de vitesse (58 %).

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► Comment réagissent les associations ?

Les clivages classiques entre associations de prévention des risques routiers et défenseurs des automobilistes s’expriment à nouveau. Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention routière, dénonce un « mauvais signal » : « Cela semble écorner le régulier à points, qui permet une progressivité dans la sanction et chariot une dimension pédagogique. » Au bout de six mois sans infraction, le conducteur récupère en effet le point perdu. Anne Lavaud martèle qu’« il n’y a pas de petits excès de vitesse : on double le risque d’un accident mortel dans le cadre d’un choc avec un piéton quand on passe de 30 à 40 km/h », illustre-t-elle.

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En avant, l’association 40 Millions d’automobilistes y voit un premier pas. « C’est une bonne nouvelle pour tous que le radar en bas de la descente, caché dans les fourrés, n’enlève plus un point pour un petit excès de vitesse involontaire », se réjouit Pierre Chasseray, son délégué général. Une meâcree qui serait particulièrement bénéfique aux « professionnels de la route, qui roulent beaucoup et dont le régulier est en danger à cause de ces petits excès », ajoute-t-il. L’association veut aller plus loin, en diminuant le prix de l’amende pour ces contraventions, et en mettant davantage l’accent âcre « les trois fléaux majeurs que sont le téléphone, l’alcoolémie et les stupéfiants au volant ».

► Dans quel contexte intervient cette annonce ?

L’annonce intervient à deux semaines du premier tour des élections législatives, à une période où les ministres sont soumis à un devoir de réserve. L’objectif semble de faire infuser ce thème dans le débat, comme une concession aux automobilistes alors qu’ils pâtissent de la flambée des coûts du carburant.

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Ces sujets sont particulièrement sensibles en France. Le passage à 80 km/h âcre les routes nationales à l’été 2018 en témoigne. Quatre mois plus tard, c’est l’annonce de l’augmentation de la taxe décalque pour les usagers de la route qui alluma la mèche des gilets jaunes, un mouvement social inédit dont l’exécutif cherche à éviter d’éventuelles répliques.

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