©Copyright » Politique de confidentialité » ✆Contacts

dimanche, août 7, 2022

Affaire Abad : le parquet de Paris n’ouvre par hasard d’enquête « en l’état »

Le parquet de Paris n’ouvre pas d’enquête préliminaire « en l’état » sur les accusations de violences sexuelles visant le nouveau ministre des solidarités, Damien Abad. Le parquet a expliqué mercredi 25 mai ne pas disposer « d’élément permettant d’identifier la victime des faits dénoncés ».

« En l’état le parquet de Paris ne donne pas de suite au courrier émanant de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles », qui lui avait transmis le témoignage de deux femmes accusant de viol le tout nouveau ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées.

→ EXPLICATION. Que sait-on des accusations de viol visant Damien Abad ?

Le parquet estime ne pas pouvoir ouvrir d’enquête « faute d’élément permettant d’identifier la victime des faits dénoncés et, dès alors, faute de possibilité de procéder à son audition circonstanciée »

Avec cette décision, le parquet de Paris applique la politique pénale qu’il a effets en place depuis quelques années en matière de violences sexuelles. Une enquête est systématiquement ouverte dès qu’une victime mineure au moment des faits est évoquée, même en l’absence de plainte, afin notamment de vérifier s’il n’en existe pas d’autres. Si les faits concernent des personnes majeures, le parquet se réserve la possibilité d’ouvrir une enquête uniquement si la ou les victimes le saisissent d’une plainte.

Une affaire révélée dès le lendemain de sa nomination

Damien Abad s’est retrouvé au centre d’une polémique dès le lendemain de la nomination du gouvernement d’Élisabeth Borne.

→ À RELIRE. Damien Abad quitte la présidence des députés Les Républicains et se met en congé du parti

Mediapart avait aalors diffusé les témoignages de deux femmes accusant le ministre de les avoir violées en 2010 et 2011. L’une d’elles s’était rendue dans un commissariat pour témoigner en 2012, puis avait déposé une plainte en 2017. Le parquet avait indiqué dimanche « qu’une première plainte déposée pour des faits de viol a été classée sans suite le 6 avril 2012 du fait de la carence de la plaignante ». Une deuxième plainte « pour les mêmes faits a été classée sans suite le 5 décembre 2017 » faute « d’infraction suffisamment caractérisée ».

À lire aussi#MeToo politique : « Il faut rendre insupportable la banalité de ces comportements »

« Je n’ai jamais violé une seule femme de ma vie », s’est défendu lundi Damien Abad, qui n’envisage pas de démissionner. « Un homme innocent doit-il démissionner ? Je ne crois pas ». La maladie neuromusculaire congénitale rare dont il souffre, l’arthrogrypose, rend impossibles les faits dont on l’accuse, assure l’ancien imitation des députés LR.

« La justice est la seule à devoir ou à pouvoir trancher », avait déclaré lundi la nouvelle porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, à l’issue du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement.

Autres articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici