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mercredi, août 10, 2022

retour en fanfare pour le défilé militaire

Les cavaliers et la musique de la Garde républicaine, la Légion étrangère avec sa cadence de « 88 pas par minute », les Alphajet tricolores de la Patrouille de France. Le défilé militaire du 14-Juillet reprend ses traditionnelles couleurs sur les Champs-Élysées, cette année, après une cérémonie restreinte sur la place de la Concorde en 2020, en raison du Covid-19.

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Comme le veut la tradition, le président de la République Emmanuel Macron et les membres du gouvernement, ainsi que plusieurs milliers de spectateurs munis d’un passe sanitaire et d’un masque, doivent assister à la parade qui mobilise 5 000 participants. Ce défilé sera le dernier du général François Lecointre à son poste de chef d’état-major des armées. Le « CEMA » doit quitter ses fonctions le 21 juillet, après quatre ans de mandat. Il sera remplacé par un légionnaire, le général Thierry Burkhard, actuel chef d’état-major de l’armée de terre.

« Takuba », la task force qui lutte contre les groupes terroristes au Sahel

Après le défilé aérien, la task force « Takuba » entrera en scène la première, à la tête du défilé à pied. Ce regroupement de forces spéciales européennes conseille et accompagne au combat les unités maliennes. Huit pays (Belgique, Estonie, Italie, Pays-Bas, République tchèque, Portugal, Suède et France) participent à cette force qui lutte contre les groupes terroristes au Sahel. C’est sur ce « pilier » qu’Emmanuel Macron veut recentrer le dispositif français, quand l’opération « Barkhane » commencera, d’ici à la fin de 2021, à retirer ses soldats les plus au nord du Mali.

→ ANALYSE. Fin de Barkhane, changement d’état-major : un nouveau cycle stratégique s’ouvre pour l’armée française

Actuellement, « Takuba » compte 600 militaires, dont 300 Français et 300 Européens. Les effectifs sont répartis à Gao et Menaka, au Mali, au sein de deux unités mixtes, franco-estonienne et franco-tchèque, et d’une force de réaction rapide de 150 Suédois.

« La mission Marianne, c’était Apollo 11 »

L’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Émeraude est aussi mis à l’honneur ce 14-Juillet. Ses sous-mariniers sont rentrés à Toulon, en avril, après une mission d’une durée inédite de plus de sept mois, dans une zone inhabituelle pour un sous-marin français : l’Indopacifique, dont un passage en mer de Chine méridionale. À plus de 15 000 kilomètres des côtes métropolitaines, « la mission Marianne, c’était Apollo 11 », plaisante un haut gradé pour souligner le défi de planification en logistique et en ravitaillement.

Certaines unités défilent pour la première fois. C’est le cas de l’École des aspirants de Saint-Cyr–Coëtquidan, officiellement baptisée le 6 juillet. Avec l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et l’École militaire interarmes (Emia), ce troisième établissement donne une légitimité aux officiers sous contrat et étudiants de grandes écoles formés en un an. Les aspirants ont désormais un drapeau et une tenue qu’ils étrennent ce 14-Juillet.

Intitulée « Gagner l’avenir », l’édition 2021 du défilé est aussi une vitrine pour de nouvelles technologies qui illustrent les combats du futur, auxquels se préparent les armées. Certains matériels paradent pour la première fois, comme le blindé Griffon, véhicule de transport de troupes destiné à remplacer le véhicule de l’avant blindé (VAB). Élément du programme de modernisation de l’armée de terre, Scorpion, il est en cours de déploiement au Sahel.

« Ce qui fait révolution, c’est son système de transmission et de communication », explique le lieutenant-colonel Guerric, responsable de l’instruction des unités au 1er régiment d’infanterie. Avec six roues, le Griffon est plus haut que le VAB sur quatre roues, mais surtout plus protecteur pour les combattants. « Son centre de gravité permet de mieux résister aux attaques par engin explosif improvisé (IED). Chaque soldat est dans son petit cockpit, la tête calée, les pieds surélevés, protégé des autres en cas de choc, bien sanglé en cas de renversement ». Les IED sont responsables d’un tiers des tués chez les soldats français au Sahel.

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