Tops/Flops Belgique-Italie : Insigne éblouissant, Tielemans décevant

Lorenzo Insigne dans tous les bons coups, le règne de Verratti au milieu, Tielemans toujours aussi décevant… Découvrez les tops et les flops du choc entre l’Italie et la Belgique (2-1), en quarts de l’Euro.

Tops

Insigne éblouissant
C’est sans conteste l’homme de ce quart de finale. Lorenzo Insigne a été le véritable animateur de l’attaque italienne. Dans tous les bons coups, il aurait pu délivrer une première passe décisive au quart d’heure de jeu pour Bonucci, finalement refusé pour un hors-jeu (13e). Il aurait pu en délivrer une seconde pour Spinazzola, qui manquait le cadre (66e). Il aurait pu en délivrer quelques autres en plus, si Immobile avait été plus inspiré. C’est donc en solitaire qu’il a illuminé la rencontre, d’une frappe somptueuse venue se loger en lucarne (44e). Maestro.

Verratti règne en maître au milieu
Il y a bien longtemps que Marco Verratti n’avait pas illuminé une rencontre comme celle-ci. Auteur d’un match quasi-parfait, le milieu de terrain parisien a dévoilé toute sa palette technique lors de ce quart de finale. Défensivement d’abord, où ses replis ont longtemps soulagé le très offensif Spinazzola. Lors des sorties de balle ensuite, où sa justesse combinée à celle de Jorginho, lui aussi impeccable, ont permis à l’Italie d’effacer le duo Witsel-Tielemans. Offensivement enfin, où son pressing très haut a mis en difficulté Vertonghen, lui permettant de glisser un ballon vers Barella, auteur de l’ouverture du score (31e). Une prestation majuscule pour le «Petit Hibou».

Donnarumma prend de l’épaisseur
Attendu au Paris Saint-Germain dès la fin de l’Euro, Gianluigi Donnarumma confirme son statut de futur très grand. Le jeune portier italien (22 ans) a, une fois de plus, été à la hauteur de sa réputation ce vendredi, à Munich. Auteur de quelques belles parades, il a constamment parlé à sa défense, se montrant à la fois rassurant et précieux. S’il n’a rien pu faire sur le penalty de Lukaku (45e+2), il a écœuré les Belges en fin de match, jouant habilement avec la montre dans le temps additionnel. Patron.

Flops

La défense belge a montré ses limites
Malgré des résultats probants en début d’Euro, la défense belge a été rattrapée par ses limites. Composée des trois vieux briscards Alderweireld, Vertonghen et Vermaelen (101 ans à eux trois), l’arrière-garde des Diables rouges a souffert face à la vitesse des offensives italiennes. À la faute sur les deux buts, les trois joueurs les plus expérimentés de la sélection belge ont vécu une soirée difficile. Comme l’ensemble de l’équipe de Roberto Martinez en fait…

Tielemans, un Euro décevant
Auteur d’une très belle saison avec Leicester, Youri Tielemans a encore livré prestation décevante avec sa sélection. Sans inspiration, l’ancien Monégasque a traversé cet Euro comme un fantôme, à l’image de son repli défensif sur le but d’Insigne (44e), où il est effacé d’un simple crochet. Averti dès la 21e pour une faute sur Verratti, il n’a pas tenu la comparaison face au solide milieu italien.

La tuile pour Spinazzola
C’est le gros point noir de la soirée pour l’Italie. Si Ciro Immobile a vécu un match délicat, manquant la plupart de ses initiatives, c’est Leonardo Spinazzola qui a inquiété toute l’Italie. Véritable révélation de l’Euro, le latéral gauche de l’AS Roma a été contraint de céder sa place à Emerson pour les dix dernières minutes. En pleine course, il s’arrêtait net, se tenant derrière la cuisse avant de s’écrouler sur la pelouse, en larmes. Evacué sur civière, il souffrirait d’une rupture du tendon d’Achille selon la Sky. Gros coup dur pour l’Italie.