qui sont les candidats à la primaire écologiste ?

Depuis une semaine, les dépôts de candidatures se multiplient pour la primaire de l’écologie. Dernier acte en date, la participation, ce lundi 5 juillet, de l’ancienne ministre Delphine Batho. La primaire doit permettre de désigner un candidat issu d’une coalition baptisée « Pôle écologiste » (dont sont membres Europe Écologie Les Verts, Génération. s, Génération écologie, le Mouvement des progressistes et Cap Écologie) pour l’élection présidentielle de 2022.

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Pour l’heure, cinq candidats se sont déclarés pour cette primaire ouverte aux électeurs de plus de 16 ans, dont la clôture des dépôts de candidature est attendue pour la mi-juillet. Les deux tours auront lieu du 16 au 19 septembre puis du 25 au 28 septembre.

► Delphine Batho (48 ans), ministre frondeuse sous Hollande

La présidente de Génération Écologie a annoncé sa candidature lundi 5 juillet sur BFMTV, en affichant son souhait de mettre en avant « une autre écologie », avant d’ajouter : « J’assume d’être pour la décroissance ».

« Je suis candidate (…) parce que protéger les Français et les Françaises du réchauffement climatique, des effets, des impacts liés à la destruction de la nature est désormais une question de sécurité nationale dont il faut tirer toutes les conséquences », a expliqué l’ancienne ministre de l’écologie qui avait occupé cette fonction entre juin 2012 et juillet 2013, avant d’en être écartée par François Hollande pour ses critiques envers le budget et le gouvernement.

► Jean-Marc Governatori (62 ans), le plus « centriste » des candidats

Le coprésident du parti Cap écologie (issu de la fusion entre Cap21 de Corinne Lepage et l’Alliance écologiste indépendante) a officialisé sa participation à la primaire vendredi 2 juillet.

« Les candidat.e.s déclaré.e.s incarnent l’écologie de leur parti, EELV, celle de gauche. J’incarne l’écologie au centre », a-t-il expliqué dans un communiqué de presse.

Jean-Marc Governatori a récemment réuni 5,28 % des suffrages lors du premier tour des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au second tour, il avait appelé à voter pour Renaud Muselier (LR), le président de région sortant, afin de faire barrage à la liste du RN menée par Thierry Mariani.

► Yannick Jadot (53 ans), de l’Europe vers la France

« Je suis candidat à l’élection présidentielle de 2022 parce que j’aime la France, sa diversité, ses terroirs, son modèle social et républicain et que je veux la servir », a déclaré le député européen sur le plateau du 20 heures de TF1 le mercredi 30 juin.

Sur le papier, la candidature de l’élu du Parlement européen (depuis 2009) qui avait mené la liste EELV – arrivée en troisième position – lors des dernières élections européennes ressemble à une démarche directe pour le scrutin présidentiel prévu en avril 2022.

Yannick Jadot, désireux de « mettre l’écologie au cœur du pouvoir », assure qu’il respectera les étapes fixées par son parti politique. « La primaire doit construire une campagne : j’ai toujours été fidèle à ma famille politique, je ne vais pas changer maintenant », a ainsi expliqué sur l’antenne de France Inter au lendemain de sa candidature celui qui s’était dit favorable à l’économie de marché, suscitant des critiques de la gauche radicale.

► Éric Piolle (48 ans), veut fédérer un « arc humaniste »

« J’ai travaillé 18 ans dans l’industrie. Je suis maire de Grenoble. Aujourd’hui, je suis candidat à l’élection présidentielle. Je vais fédérer l’arc humaniste et amener l’écologie au pouvoir », a déclaré le mercredi 30 juin dans l’émission « les 4V » le maire sortant de Grenoble, ancien cadre dans le privé, réélu lors des dernières élections municipales.

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L’élu qui se définit comme un « écologiste radical et pragmatique » avait officialisé sa candidature la veille lors d’un entretien. « Je refuse de fracturer, je veux créer des convergences », assure Éric Piolle qui souhaite générer une alliance des différentes sensibilités de gauche.

► Sandrine Rousseau (49 ans), « écologiste, économiste et féministe »

Ancienne conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais et auparavant membre de l’équipe dirigeante d’EELV, Sandrine Rousseau s’est rapidement déclarée candidate à une primaire écologiste, le 26 octobre 2020, quelques semaines après sa ré-adhésion au sein du parti.

La challengeuse qui se réclame de « l’écoféminisme » s’était mise en retrait de la vie politique et avait quitté son parti lors de l’affaire Denis Baupin.

Enseignante-chercheuse en sciences économiques, elle entend prôner une « radicalité environnementale ».