quand Xavier Bertrand jugeait que les primaires étaient «une formidable chose»

«J’ai toujours été un militant des primaires», assurait Xavier Bertrand en 2013. En tête dans les sondages à droite, le président des Hauts-de-France refuse cependant d’y participer pour la présidentielle de 2022.

Un virage à 180 degrés. Pour Xavier Bertrand, hors de question de passer par la case primaire comme le réclament les autres prétendants de droite à l’élection présidentielle. Le candidat déclaré, jaugé comme troisième homme et nettement en tête à droite dans les sondages, ne souhaite pas s’y aventurer. «Je suis candidat à l’élection présidentielle, je suis candidat pour être président de la République. En cohérence, je ne suis pas candidat à une primaire», a-t-il expliqué mardi soir sur TF1.

«Pourquoi un candidat craindrait-il les primaires?»

Le président de la région Hauts-de-France, largement réélu en juin 2020, a critiqué ce processus de désignation dont les «effets pervers» ont été mis en lumière lors de la primaire de la droite en 2016. «La primaire a été source de divisions, et la fois dernière, tous ceux qui (y) sont passés ont été éliminés lors du premier tour de l’élection», a-t-il voulu rappeler.

Xavier Bertrand n’a cependant pas toujours été sur cette ligne. En 2013, celui qui était alors député UMP jugeait, à l’inverse, que la primaire donnait «une légitimité forte» au candidat victorieux. Un message en direction de Nicolas Sarkozy qui envisageait de retenter sa chance en 2017 après sa défaite en 2012.

«Pourquoi un candidat craindrait-il les primaires ? C’est une formidable chose. J’ai toujours été un militant des primaires», affirmait-il, lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. «Il est beaucoup mieux que plusieurs millions de Français, électeurs de la droite et du centre, se prononcent, plutôt que plusieurs dizaines de milliers», soulignait l’élu de droite. Avantage supplémentaire : la primaire permettait selon lui «d’avoir une ligne politique, pas seulement de savoir qui est le candidat».

L’issue de la dernière primaire de la droite en 2016 aura finalement douché l’optimisme de Xavier Bertrand. Et son avance dans les sondages ne lui fera, cette fois, sans doute pas changer d’avis.

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