pourquoi le mot fait si peur aux chefs d’État

De la Chine à la Russie, les chefs d’État rechignent à assumer l’expression. Quitte à user de voies détournées pour masquer ce qui, de fait, devient une obligation.

Aucun pays ne l’a encore imposée à la totalité de sa population. Pourtant, la vaccination obligatoire fait son bonhomme de chemin : imposée ici aux soignants, là à une seule catégorie professionnelle, là encore à certaines régions uniquement. Pourtant, le mot reste tabou dans la bouche des chefs d’État. D’Emmanuel Macron à Joe Biden, Poutine ou même Xi Jinping n’ont pas encore osé franchir la ligne. Comme s’il s’agissait d’attendre pour savoir qui se prononcera le premier.

«Il y a de toute évidence un tabou sur la question au niveau mondial», décrypte Mathieul Slama, consultant et analyste politique, voyant plusieurs raisons dans ce défilement collectif. «Dans tous les pays, les autorités publiques font face à un manque de recul sur les vaccins administrés, quelle que soit leur origine. Elles restent donc prudentes, ne se précipitent pas. On ne sait jamais : si un problème survenait, il s’agit de limiter au maximum les responsabilités», explique l’analyste. «Sans compter que l’obligation

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