Pour Jean-François Copé, la primaire est «une idée dangereuse»

Pour l’ancien secrétaire général de l’UMP, une primaire diviserait la droite, et profiterait à Laurent Wauquiez.

Jean-François Copé, ex-ministre (LR), juge que la primaire est «un piège» et «une idée dangereuse» qui «profiterait mécaniquement à Laurent Wauquiez », dans une interview au Journal du Dimanche .

Organiser une primaire à droite pour départager Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez «est une idée dangereuse», estime Jean-François Copé, candidat malheureux à la primaire de la droite de 2016 où il avait recueilli 0,3 % des voix.

«Penser que c’est par la primaire qu’on va régler le problème, c’est avoir tout oublié des ravages du passé. Les primaires sont des processus de destruction fratricides», considère-t-il.

Il estime que cette primaire est «un piège», sur lequel il a alerté Valérie Pécresse. «Le thème de la campagne sera de dire aux militants LR qui seront le cœur du corps électoral : “Votez pour quelqu’un qui est resté chez nous”. Ça profitera mécaniquement à Laurent Wauquiez», dit-il.

«Et encore plus grave, Xavier Bertrand, qui est en tête dans les sondages, a fait savoir qu’il ne participerait pas à la primaire. Le parti n’est pas en mesure de la lui imposer. On est en train d’écrire le scénario du pire», juge-t-il.

«Cette primaire sera le théâtre de luttes impitoyables entre écuries», déplore encore Jean-François Copé. Pour lui, le fait qu’il n’existe pas de consensus autour d’un candidat est «l’alibi pour justifier l’injustifiable». «Attendons l’automne, et nous verrons quelle sera la situation», dit-il, invitant à se concentrer d’abord sur le projet.