Montebourg affirme sa «détermination» pour porter «une candidature»

Lors d’un discours à son école de l’Engagement, l’ancien ministre a expliqué qu’il n’hésitera pas à prendre «la responsabilité d’une candidature à la présidentielle».

En ce début d’été, la grille de départ pour la présidentielle de 2022 se remplit à grande vitesse. Après les écologistes Éric Piolle et Yannick Jadot et les signaux d’Anne Hidalgo, c’est au tour d’Arnaud Montebourg d’avancer ses pions. L’ancien ministre de l’Économie de François Hollande a longtemps fait planer le doute sur sa candidature. Cette fois, il en semble plus proche que jamais.

«Je vais m’employer maintenant à cette tâche»

«La construction et la victoire d'(une) majorité du peuple populaire est quelque chose de parfaitement possible dans les mois qui nous séparent de la présidentielle de 2022», a-t-il assuré lors d’un discours à l’École de l’Engagement à Montpellier, fondation qu’il a créée l’hiver dernier. «C’est donc une force nouvelle qu’il faut s’appliquer à faire surgir pour donner, comme le disait l’excellent Winston Churchill, ‘un coup d’épaule à l’histoire’. Croyez bien que je vais m’employer maintenant à cette tâche et croyez surtout dans ma détermination, s’il le faut et le moment venu, à prendre avec la liberté absolue et l’esprit de sérieux que vous connaissez, la responsabilité d’une candidature à la présidentielle l’année prochaine», a promis Arnaud Montebourg sous les applaudissements.

«Bloc populaire»

L’ancien ministre, chantre du «Made in France», entend bien «porter une nouvelle espérance» pour «faire triompher ce projet du bloc populaire pour la France». «Je suis déterminé à défendre cette idée et à construire cette configuration nouvelle», a-t-il affirmé. «Elle suppose une vision nouvelle, des forces nouvelles, un raisonnement nouveau, une prise en charge assumée, décidée, organisée, des intérêts des classes moyennes et populaires oubliées par vingt ans de politique», a-t-il martelé.

L’ancien socialiste veut aussi se démarquer de «la gauche», «épuisée», qui «n’a plus grand-chose à dire sur ce qu’elle aurait dû faire et n’a pas eu le courage de faire». «Je crains que parfois elle se remette à répéter en boucle les erreurs qu’elle a déjà commises et ont mené là où elle se trouve aujourd’hui», a-t-il poursuivi. Son entourage explique que l’ancien ministre veut continuer à développer son projet avant d’officialiser, ou non, sa candidature. «Il ne compte pas faire le cheval qui fait sa petite course», prévient un de ses plus proches.