le rebond pourrait être maîtrisé avec la hausse de la vaccination

DÉCRYPTAGE – Dans le pire des scénarios de l’institut Pasteur, le nombre de contaminations quotidiennes pourrait atteindre les 40.000 au 1er août… qui provoquerait, dès début septembre, un pic d’hospitalisation supérieur à celui de la première vague.

Alors que l’été s’annonçait calme sur le plan épidémique, l’arrivée du variant Delta a bousculé les prévisions. L’incidence est désormais repartie à la hausse, et la saturation du système hospitalier n’est plus à exclure pour la fin du mois d’août. «En mai dernier, nous avons travaillé sur des modèles mathématiques qui exploraient des scénarios de reprise avec des taux de transmission du virus (R effectif) inférieurs à 1,3, explique Simon Cauchemez responsable du laboratoire de modélisation mathématique des maladies infectieuses à l’Institut Pasteur et membre du conseil scientifique. Or, on observe que le R effectif du variant Delta est aujourd’hui plus proche de 2. Ce qui signifie qu’il faut entre quatre et dix jours pour voir doubler le nombre de cas lié à ce variant.»

«Nous avons été très surpris de voir que le niveau de transmission du variant Delta en France correspond aux marges hautes de ce qui a été constaté dans les autres pays, ajoute Vittoria Colizza, directrice de recherche à

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.

Repousser les limites de la science, c’est aussi ça la liberté.

Continuez à lire votre article pour 1€ pendant 2 mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous