Le rebond de l’économie dépendra de la vaccination, selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’Économie a notamment rappelé que les test PCR et antigéniques coûtent «près de 100 millions d’euros par semaine» à la France, soit 5 milliards d’euros depuis le début de l’année 2021.

Le rebond de l’économie dépendra de la vaccination des Français, estime le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans une interview au Parisien vendredi 2 juillet, jugeant «naturelle» l’obligation de la vaccination pour les professions les plus exposées.

«Notre croissance dépendra de la vaccination», a résumé Bruno Le Maire. La vaccination «garantit la sécurité sanitaire de tous. Elle nous permettra de retrouver le plus rapidement possible une vie normale, de la croissance, des emplois et de l’activité», affirme-t-il. «Pour certaines professions particulièrement exposées, comme les soignants, l’obligation de vaccination me paraît naturelle», estime le ministre,

S’il ne dit pas clairement qu’il faut rendre payant les tests PCR et antigéniques aux récalcitrants à la vaccination, Bruno Le Maire note que «la politique de tests gratuits, multiples, et parfois de convenance pour les personnes qui refusent de se faire vacciner, ne peut pas être une réponse sanitaire adaptée». Et de rappeler que les test coûtent «près de 100 millions d’euros par semaine», soit 5 milliards d’euros cette année.

Pas besoin d’un deuxième plan de relance

«Ce n’est pas à moi de (…) décider» si des travailleurs concernés par une éventuelle obligation devraient être licenciés en cas de refus de la vaccination, ajoute Bruno Le Maire. «En tant que ministre de l’Economie, je donne simplement le cadre qui doit permettre à notre économie de se redresser», dit-il. «Les voyants économiques sont au vert», souligne Bruno Le Maire, constatant que l’Insee prévoit une croissance de 6% cette année. «Nous (le gouvernement) maintenons notre prévision de croissance à 5% par souci de prudence et pour tenir compte des risques d’une nouvelle vague épidémique à la rentrée», relève-t-il.

L’économie française n’a selon lui pas besoin d’un deuxième plan de relance, mais «dans les secteurs les plus innovants, des investissements publics sont nécessaires», explique le ministre. «Le président de la République annoncera leur montant dans les prochaines semaines», ajoute-t-il, ajoutant qu’une coopération européenne est indispensable. Quant à la réforme des retraites, Bruno Le Maire la juge toujours «nécessaire». «Si nous voulons que nos enfants vivent aussi bien que nous, avec un système de retraite par répartition et un niveau de vie qui augmente, il faut que collectivement, nous travaillions davantage», plaide-t-il. «Le président de la République est le seul à avoir la légitimité pour définir le calendrier», selon lui.