le jeune homme lynché lors d’une rixe entre bandes est mort

Âgé de 19 ans, il avait été hospitalisé et placé dans le coma jeudi 15 juillet, après avoir reçu des coups à la tête et sur le corps.

Un jeune homme de 19 ans est mort dans la soirée de dimanche 18 juillet, quelques jours après avoir été violemment frappé dans un contexte de rivalités entre bandes originaires de deux villes voisines de l’Essonne, a appris lundi l’AFP, de sources concordantes.

Leader d’un quartier de Saint-Michel-sur-Orge (Essonne), le jeune homme avait été gravement frappé à la tête et sur le corps dans la nuit de jeudi 15 à vendredi 16 juillet «au cœur du quartier rival» de Sainte-Geneviève-des-Bois, à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, selon une source policière, confirmant une information du Parisien.

Hospitalisé et placé dans le coma depuis jeudi, il est mort dimanche en début de soirée, a confirmé le parquet, ne pouvant pas donner plus de précisions sur l’enquête confiée à la Sureté départementale de l’Essonne. Selon une deuxième source policière, cette rixe aurait opposé cinq personnes.

Une hausse croissante des rixes entre jeunes

Fin mai, dans le même contexte de rivalités entre bandes, un adolescent de 15 ans avait été violemment frappé à coups de marteau à Saint-Michel-sur-Orge. Sorti d’affaire, il avait été placé plusieurs jours dans le coma artificiel. Deux mineurs de 16 et 17 ans avaient été mis en examen pour «tentative de meurtre» et écroués dans cette enquête.

Les rixes entre bandes de jeunes rivales, aux affrontements fréquents mais rarement mortels, touchent beaucoup l’Île-de-France et particulièrement le département de l’Essonne, où deux jeunes avaient été tués en moins de 24 heures lors de deux rixes distinctes en février. Selon le ministère de l’Intérieur, 357 affrontements entre bandes ont été recensés en 2020 contre 288 en 2019, soit une hausse de près de 25%. Dans l’Essonne, le chiffre est passé de 56 à 91 entre ces deux années.

Mi-juin, le gouvernement a présenté une série de mesures pour lutter contre les rixes entre jeunes. Parmi elles figurent l’extension des horaires d’accueil des centres de loisirs jusqu’à 20H00 dans les «territoires marqués par des temps de trajet domicile-travail importants» ou la «création» de postes d’intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries.

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