la descente aux enfers des accros aux paris sportifs

TÉMOIGNAGES – À rebours des spots publicitaires tressant des louanges aux parieurs sportifs, près de 6% des joueurs sombrent dans l’addiction.

«L’Euro est attendu par tout le monde comme une fête, mais pour nous, c’est un cauchemar.» Les pubs à la gloire des paris sportifs, matraquées inlassablement depuis le début du championnat d’Europe de football, n’épargnent personne, surtout pas Antonin, 24 ans, addict au pari sportif. Comme lui, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), ce sont 5,6% des joueurs, 4,2% pour les paris hippiques, qui développent des addictions à cette pratique qui peut faire perdre gros.

Joueur compulsif, joueur pathologique, addict… Fin 2020, ils étaient ainsi plus de 200.000 accros en France, parmi le contingent des 4,4 millions de parieurs sportifs recensés par l’ANJ, l’Autorité nationale des jeux. Des joueurs particulièrement précieux pour les sites de paris en ligne, puisque 61,7% de leurs recettes sont le fruit de ces parieurs «problématiques», selon la classification de l’OFDT. Comme Antonin, Fabrice, 29 ans, sevré de jeu depuis sept mois, s’est confié au Figaro sur sa folle

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