La Chine communiste de Xi Jinping vise la suprématie mondiale

RÉCIT – Le «prince rouge» exalte «la renaissance de la grande nation» et vole vers un troisième mandat.

Correspondant en Chine

Même le ciel plombé de moiteur de Pékin s’est mis au diapason de la veste grise à col Mao du timonier Xi Jinping. Au balcon de la porte de la Paix Céleste, qui surplombe la place Tiananmen, le costume martial du président chinois le distingue immanquablement des caciques du régime communiste aux yeux de la foule de 70.000 personnes massée sur l’esplanade, sous le crachin moite, drapeau rouge à la main.

Le dirigeant de la deuxième puissance mondiale s’avance à la tribune, siglée de la faucille et du marteau, sur fond rouge, en accord avec celui du décor ancestral de cette porte ocre bâtie par les Ming, marquant l’entrée de la Cité interdite. Comme un précipité de la ligne nationaliste décomplexée de son secrétaire général tout-puissant, proclamée à l’heure des célébrations grandioses du centenaire du Parti communiste chinois (PCC), ce 1er juillet. «Le temps où le peuple chinois pouvait être foulé aux pieds, où il souffrait et était opprimé est à jamais révolu», déclare

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