Guillaume Peltier, le numéro 2 de LR, soutient Xavier Bertrand

Le président de la région Hauts-de-France est devenu «le candidat naturel» de la droite, selon le vice-président des Républicains dans un entretien au Parisien.

Xavier Bertrand sera-t-il le candidat de la droite en 2022? Alors que le président de la région Hauts-de-France confirme sa place de «troisième homme» dans les sondages, certains au sein de LR poussent dans ce sens. C’est notamment le cas du vice-président du parti, Guillaume Peltier, un des proches du nordiste. «J’ai décidé de montrer l’exemple, de renoncer moi-même à toute participation à une primaire en soutenant avec force, dès aujourd’hui, le mieux placé d’entre nous, le seul capable de battre Emmanuel Macron et de faire gagner la droite : j’apporte mon soutien à Xavier Bertrand», a-t-il annoncé dans un entretien lundi au Parisien .

«Comme Nicolas Sarkozy en 2007»

Selon le député du Loir-et-Cher, le président des Hauts-de-France, réélu dans sa région fin juin, est «le mieux placé pour gagner», et serait même le «candidat naturel» de la droite. «Il n’appartient pas au microcosme parisien, il n’a pas fait l’ENA, n’est pas haut fonctionnaire, il est le président d’une grande région populaire depuis six ans. Macron en a fait son ennemi public numéro 1 lors des régionales en envoyant contre lui cinq ministres», rappelle-t-il. Pour Guillaume Peltier, Xavier Bertrand serait même «devenu l’alternative numéro 1 au macronisme» et qu’il «incarne, comme Nicolas Sarkozy en 2007, la France populaire».

Guillaume Peltier incite donc ses collègues de sa famille politique à le rejoindre également. «Je respecte ceux qui veulent s’engager dans une primaire mais je leur dis : ‘Vous faites fausse route, nous n’avons pas le droit d’engager une machine à perdre et à diviser, à 280 jours de l’élection présidentielle. Bâtissons autour de Xavier Bertrand une équipe de France’», lance-t-il.

Sera-t-il écouté? Guillaume Peltier avait agacé au sein de LR en assurant fin mai qu’il avait «les mêmes convictions» que Robert Ménard. Son idée de rétablir une Cour de sûreté qui, «au cas par cas, pourrait placer en rétention de sûreté», sans appel était également mal passée en interne.