Gabriel Attal dénonce les antivaccins, une «frange capricieuse et défaitiste, très minoritaire»

Dans une interview au Parisien, le porte-parole du gouvernement oppose à cette minorité une «France laborieuse et volontariste, qui veut mettre le virus derrière elle et travailler».

«Il faut être clair : dorénavant, c’est soit la vaccination générale, soit le tsunami viral, il n’y a pas d’alternative», martèle le porte-parole du Gouvernement, Gabriel Attal dans une interview accordée au Parisien . Il tire la sonnette d’alarme sur la situation épidémique. En une semaine, le taux d’incidence est de plus de 50 sur 100.000 habitants, en augmentation de 80% sur une semaine. «Du jamais-vu depuis le début de la crise», assure-t-il.

Face aux anti-vaccins, Gabriel Attal ne mâche pas ses mots. «Avec ces manifestations , le virus peut compter ses troupes». Pour lui, deux France s’opposent. Une «France laborieuse et volontariste, qui veut mettre le virus derrière elle et travailler», et une «frange capricieuse et défaitiste, très minoritaire, qui se satisferait bien de rester dans le chaos et l’inactivité».

Convaincre les non-vaccinés

«Nous ne voulons pas faire peser sur les vaccinés le choix des non-vaccinés», assure Gabriel Attal, qui appelle «chacun des 37 millions de vaccinés» à convaincre ceux qui « hésitent encore à se faire vacciner». Le projet de loi qui étend l’usage du passe sanitaire et rend obligatoire la vaccination pour les soignants sera présenté en Conseil des ministres lundi. Il sera transmis à l’Assemblée nationale mardi, pour un débat en séance publique mercredi 21 juillet.

Le texte prévoit également l’isolement obligatoire pendant dix jours des personnes positives. Une mesure défendue par le porte-parole du Gouvernement. «Aujourd’hui, un dispositif de contrôle par la police existe pour les personnes qui viennent de pays « rouges » même s’ils sont négatifs, avec une verbalisation de 1000 euros s’ils ne respectent pas leur isolement. L’étendre aux cas positifs détectés sur le sol français relève du bon sens.»

En fin d’entretien, Gabriel Attal a de nouveau défendu la nécessité d’une réforme des retraites : «la question n’est pas de savoir s’il faut faire la réforme, mais quand il faut la faire». Celle-ci devrait être engagée «dès que l’horizon épidémique sera dégagé».

Dans Le Figaro , Xavier Bertrand, avait dénoncé le «volontarisme d’opérette» d’Emmanuel Macron. En réponse, Gabriel Attal lâche : «Xavier Bertrand dit toujours qu’il est pour des réformes, mais quand elles arrivent, il se carapate, récemment encore sur l’assurance chômage». Le porte-parole du gouvernement attaque également Anne Hidalgo, «ambiguë sur la vaccination obligatoire des soignants». «Sa parole politique est un looping permanent», conclut-il.

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