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dimanche, mai 29, 2022

Moscou attend une « réponse écrite » la semaine prochaine

Des discussions « utiles » et « constructives » pour le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov ; « franches » et « substantielles » pour son homologue américain, Antony Blinken : l’ambiance était à la politesse le 21 janvier à Genève, lors d’un nouveau round de discussions entre Washington et Moscou qui s’est terminé sans avancées majeures.

Réponse écrite

Sergueï Lavrov s’est bien satisfait de la promesse américaine d’apporter dès la semaine prochaine une « réponse écrite » aux demandes avancées par Moscou en décembre : gel de l’élargissement de l’Otan, absence d’exercices militaires près des frontières russes ou encore gel des déploiements militaires de l’Otan en Europe de l’Est. Des demandes qui, depuis le mois de novembre, coïncident avec le déploiement de plusieurs dizaines de milliers de soldats russes aux abords de la frontière ukrainienne, ravivant le spectre d’une offensive russe dans le pays.

→ À LIRE. Ukraine : face à Washington, Poutine hausse le ton et entretient l’incertitude

Moscou et Washington ont confirmé à Genève vouloir continuer leurs négociations, mais Antony Blinken a maintenu ce 21 janvier la ligne américaine depuis le début de la crise : si les États-Unis sont prêts à discuter de mesures de transparence ou de « réduction des risques » entre l’Otan et l’armée russe, « il est aussi important d’être clair sur les choses que nous ne ferons pas, et notamment de revenir sur un principe fondamental qui est celui de la “porte ouverte” de l’Otan », a déclaré le secrétaire d’État lors de sa conférence de presse. Manière d’opposer une fin de non-recevoir à la demande russe de bloquer tout possible élargissement futur de l’alliance militaire nord-atlantique.

La tension se maintient

En l’absence d’avancées majeures, la tension pourrait ainsi continuer à augmenter autour de l’Ukraine. Le 20 janvier, Joe Biden s’est dit incertain quant aux intentions de Vladimir Poutine, tout en ajoutant : « Je pense qu’il va y aller (attaquer) ».

La conférence de presse du président américain a aussi fait des remous lorsque celui-ci a pointé les désaccords au sein des pays de l’Otan, notant qu’une « incursion mineure » de la Russie en Ukraine pourrait ne pas déclencher une réponse unie des Occidentaux. « Nous voulons rappeler aux grandes puissances qu’il n’y a pas d’incursions mineures et pas de petites nations », a sèchement répondu le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Twitter.

Craignant une possible offensive russe, plusieurs pays occidentaux ont au même moment accéléré leurs livraisons d’armes à l’Ukraine. Washington a ainsi annoncé le déboursement rapide de 200 millions de dollars (176 millions d’euros) « d’aide sécuritaire défensive ». Des avions britanniques n’ont cessé cette semaine de faire la navette entre l’Ukraine et le Royaume-Uni pour livrer à Kiev des missiles anti-tank.

Lavrov nie toute intention russe d’offensive militaire

Sergueï Lavrov a de son côté nié toute intention russe d’offensive militaire. Il a appelé les États-Unis à « user de leur influence sur le régime de Kiev » pour obtenir l’application des accords de Minsk, signés en 2015 pour tenter de régler le conflit dans l’est de l’Ukraine mais jamais appliqué depuis.

« Nous observons ce qui est visible », a répondu Antony Blinken, en référence à l’arrivée de troupes russes à la frontière ukrainienne. « Et ce seront les actions plutôt que les mots qui feront toute la différence. »

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