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dimanche, mai 29, 2022

la fraude aux aides d’urgence de l’État a coûté plus de 174 millions d’euros

Des entreprises ont profité de la politique du «quoi qu’il en coûte» pour demander des aides de manière abusive. Désormais, l’État compte sur la justice pour récupérer les sommes.

La générosité des aides de l’État au fil de la crise sanitaire a aiguisé des appétits. Selon le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt, les dispositifs mis en œuvre à l’heure du «quoi qu’il en coûte» ont fait l’objet de demandes frauduleuses de la part d’entreprises peu scrupuleuses. Au total, ce seraient ainsi 174 millions d’euros qui auraient été «versés indûment depuis le début de la crise», a-t-il ainsi affirmé dans un entretien au Parisien.

Des chiffres à mettre en perspective avec le total des aides versées par l’État. «Les aides d’urgence versées depuis le début de la crise représentent environ 40 milliards d’euros pour le fonds de solidarité et près de 36 milliards d’euros pour l’activité partielle», a précisé Olivier Dussopt. Les agents de Tracfin sont également vigilants face aux risques de fraude aux prêts garantis par l’État (PGE).

Éventail de fraudes

Au total, 74.000 versements n’avaient pas lieu d’être, dont 8000 ont été détectés comme étant frauduleux. Les autorités ont ainsi, depuis le débat de la crise, pu mesurer la créativité des fraudeurs. Un faux chef d’entreprise se faisant passer pour un vrai patron, des entreprises qui gonflent leur chiffre d’affaires de référence pour toucher plus d’aides… Certains inscrivent même leur entreprise comme appartenant à une catégorie professionnelle à laquelle elle n’appartient pas, mais qui est mieux protégée par l’État: la restauration notamment.

Chaque procédure devra être judiciarisée pour permettre à l’État de recouvrer les fonds. «Quand nous sommes sur des cas de fraude avérée, cela prend évidemment beaucoup plus de temps pour récupérer l’argent», a ainsi admis Olivier Dussopt, tout en expliquant que les plaintes de l’État étaient transmises à la justice «par liasses» afin de donner au pouvoir judiciaire plus de temps pour les traiter.

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