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samedi, août 13, 2022

L’impôt sur la fortune immobilière a rapporté 1,56 milliard d’euros en 2020

Les ménages assujettis à cet impôt présentent une «grande hétérogénéité», avance le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt.

La taxation des ménages les plus fortunés fait encore recette. Dans un entretien accordé à La Croix , lundi 12 juillet, le ministre délégué chargé des Comptes publics donne une première estimation sur ce qu’a rapporté l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). En 2020, «il a rapporté 1,56 milliard» d’euros, précise Olivier Dussopt. Soit 500 millions d’euros de moins que les quelque 2,1 milliards d’euros récupérés en 2019, mais un rendement qui reste «plus élevé que prévu».

Dans le détail, 143.347 foyers ont rempli, l’année dernière, une déclaration d’IFI, environ 4200 de plus qu’en 2019. Les ménages assujettis à cet impôt présentent une «grande hétérogénéité», considère le ministre, et un quart seulement dispose d’un patrimoine supérieur à 2,5 millions d’euros. Parmi ceux disposant d’un patrimoine supérieur à 1,3 million d’euros, 7000 vivent à l’étranger, moins de 5% ont moins de 44 ans et l’âge moyen tourne plutôt autour de 69 ans.

Malgré le pécule moins important enregistré en 2020, Olivier Dussopt estime que l’IFI «participe au fait que la France est devenue le pays le plus attractif de la zone euro» et convainc certains contribuables partis vivre à l’étranger de revenir dans l’Hexagone. À titre de comparaison, l’impôt sur la fortune (ISF) rapportait quelques milliards de plus aux comptes publics en touchant un nombre plus important de contribuables : 330.000 à 360.000 environ, pour un apport tournant autour de 5 milliards d’euros, entre 2014 et 2017, selon Bercy.

Pas de hausse d’impôt en vue

Le ministre délégué s’oppose également à une taxation alourdie des plus fortunés pour financer la réponse à la crise sanitaire. «Notre objectif est de baisser la fiscalité […]. La France fait partie des pays où le système de redistribution atténue le plus les inégalités», explique-t-il. La piste d’une «taxation exceptionnelle», brandie notamment par le patron de la CFDT, Laurent Berger, n’emporte donc pas l’adhésion de l’exécutif. De même, Olivier Dussopt se dit peu convaincu par un renforcement de la fiscalité des héritages, un impôt «mal compris et très impopulaire».

Les impôts n’augmenteront pas, martèle le grand argentier français, qui assure que Bercy se donnera les moyens de protéger l’activité, en cas de nouvelle vague épidémique. «Si la situation devait nous obliger à prendre de nouvelles mesures, nous serions en capacité de protéger les Français et l’économie», indique Olivier Dussopt. Le «quoi qu’il en coûte» n’est donc pas encore totalement terminé.

À VOIR AUSSI – Impôts: l’économiste Patrick Artus prévoit une hausse inéluctable

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