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mercredi, août 10, 2022

Une vague de chaleur s’abat sur l’Espagne et le Maroc

47° Celsius à Andujar ce dimanche 11 juillet, un petit village de 37 000 âmes situé dans la province de Jaén, l’une des huit provinces de la communauté autonome d’Andalousie dans la vallée du Guadalquivir, devenu l’épicentre de la vague de chaleur qui s’abat sur la péninsule ibérique. Comme chaque année, dans cette région, l’Espagne jongle l’été avec les records de chaleur. De juillet à août, les températures ne baissent pas en dessous de 40-41°C, mais certains étés, elles peuvent grimper à 43, 44 et jusqu’à 45 degrés, comme l’an dernier.

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Une masse d’air chaud venue du Sahara

La température maximale atteinte en juillet est de 46° et la température absolue se situe à 46,5°.
Dans cette région, traditionnellement caniculaire, les pics de chaleur de 44 à 45° sont de plus en plus fréquents l’été. Dans le quotidien El Pais, le maire Pedro Luis Rodríguez tente de minimiser la situation : « C’est comme tous les ans, ici la température a déjà atteint les 49 et 50 degrés ». Mais il reconnaît que les dix derniers étés ont été « terribles » à cause du « changement climatique ». « Le soir, on ne met pas un pied dehors avant 21 heures », confirme-t-il.

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Les mises en garde de l’Agence météorologique

Selon les météorologues, cette vague de chaleur exceptionnelle s’explique par la masse d’air chaud venue du Sahara qui s’est stabilisée sur le sud de l’Espagne. Un « anticyclone de blocage » qui fait pression vers le sol et comprime l’air, ce qui le réchauffe encore plus. Cette compression d’air chaud asséchant les sols, ceux-ci amplifient à leur tour les températures. Le « dôme » grandit alors au fur et à mesure et l’air devient de plus en plus chaud.

L’Agence météorologique espagnole (AEMET) avait mis en garde la majeure partie du pays contre une vague de chaleur, qui devrait se poursuivre lundi avant que les températures ne commencent à baisser. Seule une petite partie de la côte atlantique nord de l’Espagne devrait être épargnée. Séville pourrait connaître un nouveau record de chaleur établi jusque-là à 46,6° en juillet 1995. La température la plus élevée jamais enregistrée en Espagne est de 49°C.

Une vague venue du Maroc et d’Algérie

Avec en fond, les récents événements spectaculaires vécus à l’ouest du Canada où le dôme de chaleur a provoqué de graves incendies, en Espagne, l’inquiétude grandit au point que l’on évoque la « bête africaine » pour caractériser cette vague de chaleur.

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De fait, celle-ci arrive du sud. Maroc et Algérie sont eux aussi soumis à des températures extrêmes. Au Maroc, la barre des 50°C pourrait être franchie localement dans les localités de Fès, voire de Marrakech.

L’Ouest américain souffre toujours

De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis n’en ont pas fini avec les fortes températures. Ils pourraient battre de nouveaux records alors que plusieurs régions de l’ouest du pays, et leurs 30 millions d’habitants, subissent une vague de chaleur, la deuxième en quelques semaines. Le thermomètre s’est élevé durant le week-end sur la majorité de la façade Pacifique ainsi que dans de larges zones à l’intérieur des terres à l’ouest des Rocheuses, les prévisions anticipant un mercure encore plus élevé dimanche 11 juillet.

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Selon le Service météorologique national (NWS en anglais), Las Vegas a égalé son record absolu en atteignant 47,2 degrés Celsius, marque atteinte par la ville située en plein désert du Nevada une première fois en 1942 et à trois reprises depuis 2005.

Bulletin d’alerte aux États-Unis

Les prévisionnistes ont lancé un bulletin d’alerte pour l’agglomération ainsi que plusieurs autres centres urbains, parmi lesquels Phoenix et San Jose, centre de la Silicon Valley, non loin de San Francisco. Cette nouvelle vague de chaleur intervient moins de trois semaines après la précédente.

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