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vendredi, août 12, 2022

des peines de 4 à 6 mois de prison avec sursis prononcées

Quinze jours après une audience qui a tenté de définir les contours de la liberté d’expression et du droit au blasphème, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict au sujet des harceleurs de Mila.

Parmi les treize prévenus, onze jeunes gens ont écopé de peines comprises entre 4 et 6 mois de prison avec sursis. Un autre a bénéficié d’un vice de procédure et un dernier a été relaxé faute de preuves. Plusieurs prévenus ont été condamnés en outre à verser à la jeune femme la somme de 1 500 € en raison des souffrances qu’elle a endurées et 1 000 € chacun pour les frais d’avocats.

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« Nous vous considérons responsables des dommages causés à Mila », a souligné le président de la 10e chambre correctionnelle, Michaël Humbert, en rendant son jugement. « On a gagné et on gagnera encore. Je ne veux plus jamais qu’on fasse culpabiliser les victimes », a réagi Mila à la sortie du tribunal.

Les condamnés ont tous moins de 30 ans

« Le réseau social, c’est la rue. Quand vous croisez quelqu’un dans la rue, on s’interdirait d’insulter quelqu’un, de le menacer, de se moquer. Ce que vous ne faites pas dans la rue, ne le faites pas sur les réseaux sociaux », a insisté le magistrat.

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Le 22 juin, le parquet avait requis des peines d’emprisonnement avec sursis contre douze des prévenus et sollicité la relaxe d’un treizième.

Les onze jeunes gens condamnés, âgés de 18 à 29 ans, étaient jugés pour avoir diffusé quelques-uns des milliers de messages de haine et des menaces de mort contre Mila. L’adolescente, alors âgée de 16 ans et demi, avait en janvier 2020 répondu à des injures sur les réseaux sociaux sur son orientation sexuelle par le biais d’une vidéo véhémente sur l’islam mais « dans les strictes limites » de la liberté d’expression, selon le procureur.

Cible d’un « raz-de-marée de haine », Mila avait été contraint de quitter son lycée et de vivre sous protection policière. Elle s’était attiré une nouvelle salve de menaces après la publication d’une seconde vidéo polémique ciblant « Allah », le 14 novembre 2020. Selon son avocat Richard Malka, la jeune femme a reçu au total quelque « 100 000 messages » haineux.

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